Une éolienne à axe vertical à pales orientables, qui se referme en boule pour résister à des vents de 120 km/h et s'ouvre en fleur pour produire de l'énergie. Une innovation Verteole (Patrick Chevalier), reconçue en cinq mois, testée à la soufflerie du CSTB Nantes et dont les premières unités sont visibles à la Cité des Sciences.
Le défi posé par Patrick Chevalier, dirigeant de Verteole, est de reconcevoir une éolienne à axe vertical pour lui permettre de résister aux grands vents.
Le concept du GV24 repose sur des pales orientables qui s'ouvrent et se ferment en fonction de la vitesse du vent. Une fois fermées, leur forme dessine une boule, à la fois esthétique et résistante. Ouvertes, elles donnent à l'éolienne une silhouette de fleur, qui peut aussi servir de support visuel publicitaire pour les entreprises. Ce système d'ouverture permet d'optimiser la production énergétique en fonction du vent disponible.
Le cahier des charges :
La principale difficulté de l'éolienne est son système d'ouverture et de fermeture des pales : il doit être à la fois agile, pour répondre rapidement aux variations de vent, et résistant, pour encaisser les efforts en position fermée à 120 km/h.
Les deux générations précédentes utilisaient des motoréducteurs, qui avaient posé des problèmes de fiabilité récurrents. Nous proposons un concept radicalement différent : un vérin électrique indépendant monté directement sur la platine rotative. Cette architecture permet d'augmenter drastiquement la résistance à la traction des éléments de support, tout en simplifiant la transmission d'effort.
En seulement cinq mois, nous avons conçu, redimensionné et fabriqué le prototype de la nouvelle version de l'éolienne GV24. Le délai a été tenu grâce à une organisation resserrée et à l'utilisation de composants standards partout où c'était possible.
Le prototype a été testé dans les laboratoires du CSTB à Nantes, qui dispose d'une des plus grandes souffleries de France. Les essais ont couvert toute l'enveloppe d'utilisation : ouverture et fermeture des pales à différentes vitesses, tenue mécanique en conditions de vent fort, validation des modèles de calcul utilisés pour le dimensionnement.
La refonte a permis d'obtenir une réduction des coûts de 35 %, une augmentation de la résistance au vent de 28 %, et une simplification de la fabrication grâce à l'utilisation de composants standards.
Les premiers prototypes sont déjà visibles à la Cité des Sciences de Paris, où le public peut observer le système d'ouverture/fermeture en fonctionnement réel.
↳ Passer d'un motoréducteur fragile à un vérin standard, c'est aussi accepter qu'un produit ambitieux puisse être fait de pièces simples. C'est souvent là que la fiabilité se gagne.
Premier échange gratuit et sans engagement.