Un chariot motorisé et autonome, qui se recharge sur son propre freinage et séquence ses départs tout seul. Cinq ans de R&D, quatre générations de prototypes, un brevet PCT mondial. Commande de Sébastien Schaack (PASCET SAS).
Les tyroliennes longues (600 m à 3 000 m) font voler leurs utilisateurs à vitesse grisante — mais une fois en bas, le chariot reste en bas. Pour un parc qui enchaîne les descentes toute la journée, quelqu'un doit remonter chaque chariot au point de départ : à pied, en 4x4, ou via un câble de retour type télésiège. Une dizaine de chariots par tyrolienne, un opérateur dédié à temps plein pour les trimballer. Ça marche. Ça coûte.
Pour PASCET SAS, exploitant français de tyroliennes de grande longueur, ce n'est pas seulement une question logistique. Les deux autres problèmes récurrents du secteur sont encore plus sérieux : les collisions entre utilisateurs, première cause d'accident sur ce type d'installation, quand le séquençage des départs n'est pas bien maîtrisé ; et le freinage à friction non asservi, qui produit des à-coups inconfortables et une vitesse d'arrivée qui dépend du poids du passager.
Le cahier des charges, construit avec Sébastien Schaack (PASCET) et une analyse fonctionnelle complète :
↳ Inventer un produit qui n'existe pas, c'est d'abord inventer son cahier des charges. Personne ne pouvait nous dire comment ça devait marcher, puisque personne ne l'avait fait.
Sur un développement aussi ouvert, il faut itérer — vite, souvent, intelligemment. Huit intervenants de six entreprises différentes sont coordonnés par Explora autour du programme : électronique embarquée, moteur brushless, mécanique, logiciel, tests terrain. Chaque prototype sert à lever une incertitude majeure avant de passer au suivant.
Le ZK1 (2021) démontre qu'un chariot motorisé peut maintenir sa vitesse sur un câble incliné. Présenté au salon Alpi-Pro, il reçoit un accueil notable du public professionnel. Les tests à Morzine valident l'adhérence et le contrôle de vitesse — mais révèlent que la régénération d'énergie est quatre fois plus faible que prévu. On pivote.
Le ZK2 (décembre 2021) est testé sur la tyrolienne Fantasticable du col d'Yseron (930 m, câble 22 mm, profil en Z). Freinage asservi validé : 91 km/h arrêtés en 84 m, soit 6,6 secondes. Mais une cellule batterie qui pousse trop loin en décharge stoppe la campagne. Leçon retenue : séparer l'énergie tampon (freinage instantané) de l'énergie de fond (remontée).
Le ZK4 (2022-2023) simplifie l'architecture autour de cette leçon — un seul moteur, un frein centrifuge de sécurité, un châssis en tôle soudée. Le dock de départ automatisé est conçu en parallèle, avec capteurs Hall pour le séquençage. La documentation technique finale couvre 33 fonctions pour le chariot, 7 pour le dock, 15 pour la télécommande — toutes validées sous AMDEC.
Le Ziptronik est, à notre connaissance et à celle de PatentX, le premier chariot de tyrolienne motorisé et autonome commercialement viable. Le brevet PCT WO 2022/258929 A1 (co-inventeurs : Schaack, Carré, Allo, Modèl, Sellier) protège trois innovations :
Cinq ans, quatre prototypes, huit intervenants coordonnés. Le projet typique où l'innovation se paie en temps, pas en raccourcis. PASCET dispose désormais d'un produit sans équivalent commercial, et d'un brevet international pour verrouiller le segment.
↳ Les projets longs sont ingrats à raconter — ils avancent par petites victoires, avec des échecs intermédiaires. Mais quand ils arrivent au bout, ils changent le paysage.
Premier échange gratuit et sans engagement.